| Genéve : 20/04/2008
Les citoyens macédoniens de toutes les régions de la Macédoine et du monde
entier, ainsi que le Congrès mondial macédonien déclarent ce qui suit :
Art. premier – Le nom de notre Etat est composé d’un seul et unique mot –
Macédoine –, qui a été approuvé par le référendum du 8 septembre 1991. Lors de
celui-ci, le peuple et les ressortissants macédoniens, par une majorité absolue, ont
proclamé un Etat macédonien indépendant et souverain, sans suffixe ni préfixe. Le
décret du référendum est obligatoire pour tous, sans exception.
Art. 2 – Jamais, nous n’accepterons une nouvelle dénomination de notre Etat,
quelles qu’en soient la condition et son origine. De plus, la décision d’une nouvelle
dénomination sera rejetée et considérée comme non valide, puisque personne, à
ce sujet, n’a de légitimité directe.
Art. 3 – Nous demandons au Président et au Gouvernement d’arrêter
immédiatement et sans réserves les pourparlers au sujet d’une nouvelle
dénomination et nous prions tout particulièrement le Ministre des affaires étrangères
d’informer le Secrétaire Général des Nations unies, que l’Etat macédonien continu
d’être membre des Nations unies sous son nom constitutionnel (Macédoine) avec
comme seule possibilité de le faire précéder du terme « République », sans
transcription latine de la langue macédonienne, mais en anglais « The Republic of
Macedonia », avec comme code international MK, respectivement MKD en
macédonien. La référence monarchique « République » servant à distinguer l’Etat
macédonien de la province homonyme du Nord de la Grèce, territoire qu’Athènes
a obtenu après la séparation de la Macédoine par le traité de Bucarest du 10 août
1913.
Art. 4 – Cela tend à ce que l’Etat macédonien adhère de plein droit à l’Union
européenne et à l’OTAN, avec comme seule dénomination possibilité « République
de Macédoine », et comme code international MK.
Art. 5 – Nous demandons à Athènes et à Bruxelles qu’elles nous présentent leurs
excuses pour d’une part, toutes les injustices historiques et sociales faites sur le
peuple macédonien, et d’autre part, pour le démembrement de la Macédoine
ainsi que pour le génocide grec supporté par le peuple macédonien qui subsiste
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continuellement depuis les guerres balkaniques de 1912-1913 à nos jours. Nous
réclamons également réparations pour tous ces dommages causés.
Art. 6 – De plus, afin de rétablir des relations de bon voisinage et de stabiliser la
région, nous demandons à Athènes de rendre, incessamment et sans réserves, les
droits et les libertés de l’homme, ainsi que les droits et les libertés civiques aux
Macédoniens chassés de la partie égéenne de la Macédoine, car ceux-là ne sont
pas respectés depuis les guerres balkaniques de 1912-1913 à nos jours. Nous exigeons
également que ces dits droits de l’homme et droits civiques soient aussi rendus aux
Macédoniens qui habitent toujours la Grèce. Nous nemandons à Bruxelles de nous
soutenir dans cette lutte des droits de l’homme.
Art. 7 – Nous espérons que le litige concernant la Macédoine, permettra enfin de
prendre conscience qu’il faut impérativement établir une stabilité durable et
calmer toutes les tensions qui existent depuis trop longtemps dans les Balkans. Bien
qu’historiquement et d’après le droit international, notre Etat est le seul représentant
du nom Macédoine, nous accepterons, sans réserves, une déclaration unilatérale
de la part du Gouvernement et du Parlement macédoniens auprès de ses pays
voisins et auprès du monde entier, déclarant que, la culture et l’histoire de la
Macédoine ne sont pas les droits exclusifs des Macédoniens, mais que ceux-là sont
aussi une part de l’identité cultuelle et historique de tous les peuples balkaniques.
Ceux-ci sont aujourd’hui devenus des nations politiques modernes qui se sont
développées, tant au niveau culturel qu’au niveau linguistique, mais qui ont
comme base l’ethnie macédonienne. C’est pourquoi, indépendamment des
divergences d’interprétation historique, la situation géopolitique actuelle ne doit
pas nous diviser, mais au contraire nous unir.
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